Dans l’univers des produits d’entretien, on ne compte plus le nombre de marques qui ont vu le jour ces dernières années, toutes nous vantant LA solution miracle pour le nettoyage de nos machines, LA formule idéale pour les faire briller mais surtout LA molécule magique pour graisser nos chaines. Cela étant, depuis quelques années, la guerre à la « friction » et aux « gains marginaux » est déclarée au sein du peloton professionnel ! Un temps inaccessible et réservé à une utilisation bien précise, souvent raillées par monsieur tout-le-monde, les chaînes dites « waxées » promettaient monts et merveilles sur les épreuves chronométrées, et toutes les équipes ont succombé à leur utilisation, avec, il faut le dire, un certain succès.
Aujourd’hui, vous pouvez enfin, vous aussi, tenter de gagner de précieux watts et d’économiser une énergie certaine lors de vos sorties dominicales, soit pour faire « sauter » les copains à la première élévation de la route, soit pour rapporter le bouquet à madame (ou monsieur, d’ailleurs…) sur le critérium du week-end ! Car oui, cette technologie est désormais facile d’accès, et c’est ce que nous allons voir ici avec la marque Dynamic !
Outre une gamme complète de produits d’entretien, Dynamic Bike Care – dont le slogan est clair : « F*ck Dirty Bikes » – propose désormais un kit complet pour waxer comme il se doit à la maison ! Plus besoin d’utiliser la casserole et la plaque de cuisson de la cuisine, au grand dam des cuistots en herbe, mais surtout au plus grand bonheur de celui ou celle qui nettoie derrière… Non ! Ce kit comprend simplement tout ce dont vous avez besoin pour la mise en œuvre des différentes cires que propose la marque et pour une application simple et propre, si vous disposez au minimum d’un endroit pour bricoler votre machine.

D’abord, le « Waxifyer » Maryse !

Sous ce nom digne d’un télé-achat (Pierre, si tu nous regardes), se cache un chauffe-cire disposant d’une cuve en demi-coquille et d’un thermostat électronique, le tout afin de fournir une chaleur plus précise et répartie de manière homogène. Cela garantit à la cire de fondre à la même température partout, évitant qu’elle ne devienne trop chaude à un endroit plus qu’à un autre. Il dispose également de ce que la marque appelle un « Drip Dock », ni plus ni moins qu’un pied permettant d’égoutter et de faire sécher la cire au-dessus du bol une fois l’opération terminée.

De toutes les matières, c’est la wax que je préfère…
Alors, toute cette machinerie, c’est bien joli, mais venons-en à ce qui nous intéresse le plus : la cire ! Ici, deux choix s’offrent à vous : la Wander Wax, une cire destinée à la durabilité, au silence de fonctionnement et surtout à toutes les conditions météorologiques auxquelles vous pourriez faire face. Elle sera par exemple parfaitement adaptée à une utilisation en gravel ou sur route, avec la Wander vous n’aurez pas à vous soucier de nettoyer votre transmission, car elle garantit de conserver propre chaîne, plateaux ainsi que la cassette.

Le deuxième choix qui s’offre à vous, c’est la Hyper. Là, on rentre clairement dans la performance ! La Hyper, c’est le choix des équipes professionnelles, lesquelles ayant conjointement collaborées à la conception ! RedBull-Bora ou encore Alpecin, pour ne citer qu’eux, ont fait le choix de cette formule pour, comme le dit l’expression bien connue, « les gains marginaux » ! Ce ne sont pas moins de 6 à 12 watts d’économisés qui sont annoncés, oui vous avez bien lu, et quand on sait que ce sont les détails qui font les grandes victoires, autant mettre toutes les chances de son côté ! Mais je vous vois venir… « tout ça pour ça !? » Évidemment non ! Cette formule propose elle aussi une transmission silencieuse et propre, mais avec une durabilité moindre. Dynamic vous suggère même de mélanger les deux cires pour avoir accès au meilleur des deux mondes. Et n’oublions pas une chose : chez les professionnels, il n’y a pas que les coureurs et coureuses à satisfaire, il y a aussi les mécanos ! Ceux qui, le soir à l’hôtel, doivent nettoyer et entretenir chaque vélo jusque très tard dans la nuit, et pour qui cette cire représente un gain de temps incroyable dans l’entretien des transmissions.
Alors, passons maintenant à la mise en place ! Comme vous pouvez vous en douter, j’ai choisi les gains marginaux, évidemment. Si cela peut me permettre, de gagner quelques watts supplémentaires et de pouvoir continuer de manger du pain avec les pâtes, on ne va pas se priver ! Pour ce test, c’est donc la Hyper que je vais appliquer.

Avant toute chose, il est impératif de nettoyer et dégraisser totalement sa chaîne avant immersion dans le bain de cire. Pour ce faire, n’étant pas équipé de bac à ultrasons (dont je recommande vivement l’utilisation), j’ai baigné ma chaîne toute la nuit dans un sachet plastique rempli de dégraissant. La chaîne étant neuve, la graisse d’origine est assez collante, donc ne pas hésiter à laisser quelques heures pour un résultat optimal, qui conditionnera la bonne accroche de la cire. Après un séchage méticuleux, il est temps de mettre en chauffe le Waxifyer.

La cire se présente sous la forme de trois tablettes à casser en plusieurs morceaux. Attention, il faut impérativement mettre les trois tablettes dans le bol. Une fois cette opération effectuée, vous pouvez aller vous faire couler un café, prendre votre meilleur magazine de vélo… et vous armer de patience, car c’est looooong…
Quelques minutes plus tard (vingt bien tassées), il est temps de conditionner votre chaîne grâce aux petits câbles en acier dont je vous ai parlé plus haut. Immergez l’ensemble durant environ 15 minutes à la température idéale (indiquée par le « perfect » sur le thermostat du Waxifyer), et reprenez votre magazine.
Fin de cuisson ! On sort délicatement la chaîne en prenant soin de ne pas se brûler, puis on l’égoutte pendant quelques minutes. On peut voir que la cire, au contact de l’air, se fige et forme une légère pellicule blanchâtre sur la chaîne. Durant son immersion, la cire a pu pénétrer en profondeur dans tous les maillons et les petits rouleaux qui la composent, et c’est bien là que se trouve la force de ce système.

Ici, après plus de 600 km parcourus principalement par temps sec, la chaîne est toujours aussi silencieuse et précise, relativement propre d’aspect, et ne tache pas les doigts si vous la manipulez. Chose importante : une fois fondue, votre cire est réutilisable, et vous pourrez répéter l’opération une dizaine de fois, d’après la marque.
Que retenir de ce test du Dynamic Waxifyer ?
si, comme moi, vous êtes passionné de beau matériel, que vous aimez avoir une transmission propre qui ne ressemble pas à une friteuse, que les seuls rossignols que vous aimez entendre sont ceux qui se cachent dans les arbres et pas dans votre dérailleur, ce système est fait pour vous ! Si vous en avez assez du graissage traditionnel, dont l’efficacité se limite à une centaine de kilomètres, et que vous voulez gagner le Tour des Flandres sans effort grâce aux « marginal gains », ce produit est aussi fait pour vous. En bref, même si tout cela peut sembler être un gadget – c’était d’ailleurs mon a priori au départ – eh bien, que nenni ! Le système proposé ici est simple d’utilisation (même si la procédure peut paraître assez longue) et très efficace. Je vous l’accorde, l’économie de watts réalisée à chaque coup de pédale reste une donnée très floue et difficile à retranscrire le dimanche matin avec les copains, mais elle flatte l’ego, et rien que ça peut vous faire gagner de précieuses secondes dans la course aux cafés ! Si je devais trouver un léger défaut, c’est que pour répéter l’opération tous les 900 à 1 000 kilomètres environ, vous devrez vous fendre d’une attache rapide neuve à chaque fois. C’est un détail, mais qui peut vite coûter un billet.
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